En quête de justice
En quête de justice

Tribune Citoyenne d'En quête de justice... mais pas que

 

Le peuple ne se réduit pas à une main qui met son vote dans l’urne               

Par Corinne Morel - Janvier 2017

 

 

         Je ne sais pas sur quelle planète vivent nos responsables politiques mais ceux qui vivent sur la même planète que nous ne peuvent ignorer que l’exaspération est à son comble et que la colère gronde.

La défiance pour nos institutions et nos élus est aujourd’hui, plus encore qu’hier, bien ancrée. Stigmates des mauvaises habitudes prises par ces derniers, la désertion des urnes et la montée des extrémismes suffisent à le prouver.

Pourtant, si la crise démocratique que traverse la France est reconnue – il faudrait être d’une mauvaise foi absolue pour la nier –, les discours et les méthodes demeurent invariables. Nos politiques, qui savent que leur médecine est inopérante, continuent de nous proposer les mêmes remèdes. Que le remède soit inopérant leur indiffère, leur préoccupation semble être d’être élus ou réélus, beaucoup plus que l’intérêt général, bien qu’ils s’efforcent de nous convaincre du contraire.

Pour ce faire, ils tentent de nous séduire, par profusion de promesses, ou de nous culpabiliser, en évoquant notre devoir de citoyen ou en brandissant le spectre du totalitarisme, tout en nous reprochant d’oublier les valeurs républicaines.

Ceux qui ignorent les valeurs républicaines, ce sont ceux qui en parlent le plus et qui les respectent le moins.

On pourrait nous dire d’être optimistes, parce que nous avons la chance d’être en démocratie et que le pouvoir est entre nos mains. Il l’est… jusqu’à ce qu’on ait mis notre vote dans l’urne. Ensuite, nos élus ne nous entendent plus et ne nous consultent plus. Ils disposent, imposent, prennent des poses devant l’objectif ou la caméra pour mieux disposer et imposer. Ils ne prêchent plus que pouvoir, autorité, séparation des pouvoirs. Ils prennent leur décision, en force ou en douce, et sacrifient leurs folles promesses sur l’autel de la dure réalité. Enfermés dans leur monde, ils oublient leur mission. Ils oublient qu’ils sont le peuple. Ils oublient qu’ils sont nos représentants.

Est-ce là la démocratie ? Le droit de voter ? Et après ?

La même chose !

Cette rengaine horripilante alimente notre fatalisme : nous sommes convaincus que rien ne va plus, tout autant que les jeux sont faits. Les plus fatalistes cessent de voter, tandis que les autres mettent leur bulletin dans l’urne, sans y croire et en râlant.

Quand on additionne des élus autistes à un peuple fataliste, on comprend pourquoi l’histoire, la petite comme la grande, se répète. C’est le cycle immuable des élections pleines de promesses et des lendemains désenchantés, suivies de nouvelles élections pleines de promesses… et de lendemains désenchantés.

Face à la vox populi, à ses attentes et à ses revendications, certains parlent de « populisme » et considèrent la chose d’un œil critique et d’une moue moralisatrice, tel le parent confronté au caprice de son enfant. Ceux-là séparent l’élite, dans laquelle ils se placent d’autorité, du peuple, qui ne les intéresse qu’en période électorale et qui les ennuie le reste du temps.

Pour eux, le peuple se réduit à une main qui met son vote dans l’urne, et la seule chose qui leur importe, en définitive, c’est que ce vote leur soit acquis.

A nous de leur montrer que le peuple n’est pas qu’une main qui met son vote dans l’urne. 

Alors prenons nos responsabilités pour que nos responsables prennent - enfin ! - les leurs. Faisons-nous entendre, exprimons-nous, proposons, agissons. Ne soyons plus des spectateurs passifs, devenons les acteurs de la démocratie.

Chiche ?

 

Pour participer à notre Tribune Citoyenne

La Tribune citoyenne En quête de justice est l’occasion pour chacun de parler des problèmes qui menacent la démocratie mais aussi de proposer des solutions concrètes et faciles à mettre en œuvre.

L’expression est libre, à condition d’être non-violente et de respecter le droit d’auteur et le principe de citation.

Adressez vos textes à contact@enquetedejustice.orgUn mail de confirmation vous parviendra avant publication.

Rédiger un commentaire

Commentaires

  • Stéphane Roussel (mardi, 21. février 2017 17:56)

    Un excellente texte. Une excellente initiative. Nos élus seront-ils aussi excellents ?

  • Maxime Fournier (mercredi, 22. février 2017 09:46)

    "Si les élus prennent le pouvoir mais négligent leurs devoirs, où est la démocratie ?" écrit Corinne Morel. C'est la seule question à se poser. De mon côté, le choix est fait - sauf miracle - je ne voterai pas... mais je suivrai la tribune citoyenne. Bravo AU NOM DU PEUPLE !

  • Jean Michel ANDREAU (mercredi, 22. février 2017 10:59)

    Bravo Corinne. Tout est dit !
    Bien sûr que nos élus ne nous représentent plus, sauf le Maire et ses Conseillers, encore suffisamment proches du citoyen. Les autres sont tenus par leur parti pour leur prochaine élection, et les petits arrangements entre copains!
    Soyez un maximum à participer à cette Tribune ! Lâchez-vous !
    A vos plumes !

  • Montaudon (mercredi, 22. février 2017 11:22)

    Force est de constater qu'une grosse partie de nos élus sont les laquais des pouvoirs de l'argent et qu'ils sont prêts à tout pour défendre leurs privilèges et les intérêts de la finance qui les nourries.

  • Sègerie Nicolas (mercredi, 22. février 2017 12:12)

    Oyé citoyens,

    C'est vrai que quand tant de concitoyens montent au créneau pour penser faire la course présidentielle, quitte à se mettre au milieu de la cible de l'opposition au pouvoir (opposition au peuple), et que la plupart se détournent des urnes ou actions militantes, cela veut dire que le bateau démocratique coule vers les abysses malgré les avertissements des mousses à la vigie. Les initiatives désespérées se multiplient... laquelle récupérera le navire? Au moins coulons solidairement à moins que celle de Corinne participe à un sursaut de prise de conscience de chacun sur les dérives graves qui détournent ce que certains ont eut appeler démocratie avec ses prérogatives " au nom du peuple"... encore faut-il dénoncer exactement de quoi il s'agit! Ces nouvelles mafias, dans tous les rouages de la société, qui sous couvert de critères opaques ou de cogestion administrative, sous couvert de règles électives, de hiérarchie des juridiction ou d'emboitement de circonscriptions, ou d'intérêt général au sens des lobbys, luttent en fait contre la probité, falsifie l’honnêteté du corps élu, détourne les moyens et les finances puisées dans le sang des plus faibles. Ce régime vampirique ne trouvera bientôt plus assez de poche de plasma, tant la mercantile affection de notre République affecte aussi la capacité d'existence de tout un chacun. Le Nouvel Attila est à nos portes pour fouler au pied ce qui reste de ce champs de brûlis exsangue.

  • Bouguerra (mercredi, 22. février 2017 14:31)

    Belle initiative ! Bravo ! Je vous soumettrez plusieurs textes
    Merci
    Cordialement

  • DESEYNE (mercredi, 22. février 2017 15:06)

    Cassons le système !

    dans le cadre d 'une réflexion intellectuelle je vous invites a réfléchir sur le fond !

    Quel est le statut juridique de la personne qui exprime un vote Blanc attention il ne peut être considéré comme un citoyen !

    Vous avez 228 ans, à vos copies..

    Vous suivez....

    Notice:
    Vous votez blanc il faut absolument portez plainte pour ne plus vous soumettre à l’impôt.

    https://www.facebook.com/notes/le-phoenix-fran%C3%A7ais/message-des-batards-et-des-gueux-que-nous-sommes-a-lattention-de-lautre-monde/1209108339145127

  • grassien bernadette (mercredi, 22. février 2017 18:17)

    Heureusement Corinne qu' il y a des gens comme vous pour nous faire réfléchir sur une justice aveugle .
    Très belle initiative

  • MEHL François (jeudi, 23. février 2017 11:44)

    Je partage votre analyse. Je complèterai que cela concerne aussi le pouvoir local et les services régionaux locaux de l'Etat. Engagé dans une démarche judiciaire qui me prend beaucoup de temps, je constate que localement nous avons des dictateurs qui organisent des réunions d'information mais pas de concertation, qui ne respectent même pas les règlements qu'ils ont eux-mêmes écrits et se moquent d'appliquer la loi.

  • Keller (jeudi, 23. février 2017 16:24)

    Bon texte mais pour moi dire "ils viennent d'une autre planéte", "ils sont enfermés dans leur monde" ou "ils oublient" c'est déjà leurs trouver une excuse et ça je ne l'accepte pas, ils sont parfaitement conscients de ce qu'ils font, ce qu'ils sont.....

  • Donguy (samedi, 25. février 2017 13:23)

    Révélation d'une intelligence
    rarissime,née d'un esprit sain.
    Tout est dit.

  • JUND (mercredi, 01. mars 2017 10:28)

    Nous, les CàNeG (considéré à nouveau en gueux) sommes relégués en phase de Non-Audible.
    Les Tigres de papier publient des Faux pour nous anéantir.

  • BEH (dimanche, 16. avril 2017 20:37)

    Bravo pour votre courage.
    La justice a mis de la cacophonie dans cette course à l'élection ; mais le résultat est époustouflant. Mais oui, cassons le système en prenant nos responsabilités personnelles, sans terrorisme.

  • Tout permis (mercredi, 11. octobre 2017 06:20)

    Bonjour, je veux simplement faire connaître mon site lanceur d'alerte sur les dénis de justice profitant aux professions réglementées.

  • CALLAERT Marleen (mercredi, 06. décembre 2017 17:05)

    "Tribune citoyenne En quête de justice", belle initiative, bravo Corinne pour la justesse de ton billet, toutefois question qui se pose, est-ce que pour autant les élus entendront-ils les citoyens ? Sans être pessimiste, mais réaliste, j'en doute, moultes tribunes depuis moultes d'années, pour autant rien ne change...Un souhait, que l'histoire puisse monter que je me trompe...

  • Pau (vendredi, 23. février 2018 16:50)

    Il n'y a pas que le mensonge... mais aussi les manoeuvres juridiques dolosives !

  • Bouguerra (vendredi, 13. juillet 2018 18:00)

    Récemment, j'ai été alerté par un ami qui a constaté que mon roman était distribué par une importante maison de Monaco...Je fis le constat moi-même en prenant soin de conserver les preuves. Cette maison a exploité mon ouvrage pendant près de 4 ans.Aucune solution amiable n'a pu être trouvée. Une plainte fut déposée. 4 mois plus tard : classement sans suite victime (Nouveau libellé)

  • WONG PO (dimanche, 23. septembre 2018 20:23)

    La véritable arme qu'il nous resterait devant l'inertie de nos parlementaires et du gouvernement devant une justice partiale, ce sont les médias qui est un contre pouvoir. Il faut seulement avoir la chance de tomber sur un média de grande écoute et prêt à dénoncer certaines graves dérives de cette institution judiciaire. Ce média existe t-il ????
    Merci à Mme Corinne MOREL pour son courage et sa tenacité, car il en faut pour mener ce combat du pot de terre contre le pot de fer.

  • Montserrat MORALES (mardi, 25. septembre 2018 12:07)

    Je pense que, informellement, je suis abonnée à votre association. J'ai rempli le formulaire au sujet de mon opinion sur la "justice" en France. VOS DONNEES PARLENT D'ELLES MEMES! Cependant, il y a très peu de signataires dans la petition de "change", POURQUOI? Si on additionne les membres des différentes associations de "VICTIMES DE LA JUSTICE", on est des milliers...Puis, je ne peux pas croire que le MANQUE DE JUSTICE qui est en train d'enfoncer notre pays, soit un sujet qui n'intéresse pas nos compatriotes (au contraire, en parlant à "l'homme de la rue", il y a beaucoup d'amertume et le désir profond de "démolir" cette machine qui nous tue à petit feu...Comme faire pour bien publiciser les résultats de votre enquête? Leur donner plus de publicité? Doit-on la placarder dans "le mur des cons"? Dans les Palais de justice? Dans l'Assemblée Nationale? Dans le Sénat?Doit-on faire appel à l'Europe? Je pense que le sujet en vaut la peine. J'ai 74 ans et ma vie est ruinée.mais, j'ai encore l'énergie de me battre pour le futur de mes petits enfants... Amitiés

  • Bouhali (vendredi, 23. novembre 2018 13:54)

    Appel pour un projet de création d'une association nationale de soutiens et orientations aux victimes des injustices dans le monde et particulièrement en Algerie.
    Unissons nous pour concrétiser cette initiative.

  • RATAJ (mardi, 14. mai 2019 16:40)

    Excellente initiative !
    Ceux qui sont intéressés – et qui souhaitent sourire – pourront lire ma plainte contre l’Etat qui est un modèle du genre. Je la publie à la demande.
    François

  • RATAJ (jeudi, 16. mai 2019 04:35)

    Le système judiciaire français fonctionne grâce à nos impôts ; tout à fait normal que nous ayons à lui demander des comptes.
    La justice a été conçue pour arbitrer des litiges.

    Moi, je n’en avais pas vraiment – de litige – mais je souhaitais que la justice me confirme un point.
    Ce petit point est une phrase du cahier des charges qu’il suffisait de rappeler : le cheval blanc est bien blanc.

    A partir de là, je me suis trouvé englouti, avalé, broyé, étouffé dans un labyrinthe plutôt rigolo.
    Rigolo et onéreux.
    Rigolo et affligeant.

    Lisez donc ce que j’ai envoyé à un cabinet d’avocats :

    (Faudra m’autoriser alors à franchir les cinq cents caractères sur ce site.)

    Mon adresse mail :
    francoisrataj@free.fr

    -----------------------------------------------------------------------
    Carnaval judiciaire de Nice

    (Pamphlet –mais vrai de vrai ! – dirigé contre les avocats)


    Dans la définition de « carnaval », je retrouve les termes « profane », « mascarades », « mannequins grotesques ».
    Oui… J’ai bien choisi le titre de mon exposé car il vous faut savoir comment fonctionne la justice de notre pays, la France !
    Si vous n’avez pas commis un meurtre, un braquage de banque ou un truc de ce genre, ne l’ayez jamais en face de vous, la justice.
    Ou très peu…
    Pas du tout même en partant du principe qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès.

    Voyez plutôt.

    J’ai demandé l’arbitrage de la justice pour une chose archi simple : faire confirmer ce qui est écrit dans un cahier des charges.
    Simple exercice épistolaire donc.
    Suis dans mon élément puisque je suis écrivain (une cinquantaine de bouquins publiés) et que, de toute façon, je fais partie de la génération qui savait lire et écrire (je vais avoir 73 ans dans un mois).

    Bon !
    Tout simple que je vous dis !

    Cette confirmation s’avérait nécessaire puisque j’habite un lotissement où certains se sont appropriés des surfaces de parties communes : « c’est à moi ce parking et patatoi ! ».
    « Patamoi », d’accord mais cela pose problème au moment de la revente de ma propriété et c’est le cas : je cherche à vendre mais ne le peux plus dans des conditions dites normales.
    J’habite Nice où le moindre mètre carré de terrain se négocie mille euros. J’aurais résidé dans le Cantal, je n’aurais cherché de poux à personne.

  • Yves PONCET (samedi, 10. août 2019 17:15)

    La justice devant examiner des situations et appliquer le droit, il et évident que sans respect de la réalité et/ou de la loi, il y a un devoiement de son fonctionnement. Le seul libre arbitre du juge est son arbitraire. Soit nous sommes en état de droit, réalité et lois doivent être respectés et le garde des sceaux doit s'expliquer sur les mesures mises en oeuvre pour résoudre les dysfonctionnements. Soit nous acceptons l'arbitraire mais il faut alors tomber le masque. En droit civil, un juge du fond peut ne pas prendre en compte des éléments fournis les parties, compris de preuves matérielles et ce sans avoir à s'en expliquer. C'est à dire que non seulement le juge n'a pas obligation de se conformer à la réalité mais il n'est pas même tenu de s'y confronter. Nous sommes la en présence d'une incompatibilité avec l'état de droit.

  • lacroix (mercredi, 06. novembre 2019 23:13)

    mise en fichier aliéné dans un commissariat de police parisien j'a appris ca en demandant mon dossier de plainte classé sans suite suite à faux intellectuels pour me mettre en altération mentale dont 29 secondes de communication tel avec un expert tutelle!

  • Germès (dimanche, 09. février 2020 08:47)

    L'Ordre des Avocats et les Magistrats de la Cour d'Appel refusent de faire assurer la Représentation art 411 du CPC
    les Parlementaires et la Ministre cautionnent

  • Cedric MALENZAPA (jeudi, 27. février 2020 11:35)

    Peut-on faire confiance a tous les politiques ?

Veuillez entrer le code.
* Champs obligatoires
Veuillez noter que le contenu de ce formulaire n'est pas crypté

Accéder au formulaire pour nous rejoindre d'un simple clic.

Joignez-vous à notre plainte collective contre la France 

Accéder au formulaire

Signer la lettre ouverte aux ministres de la Culture et de la Justice

 Vos droits s'en vont ! Alors prenez la plume et chargez-la, chargez-la d'encre.

Assis, tous armés, sans hésiter, faites feu de votre plume.

L.W.W. Citashe 

La justice, c'est comme la Sainte Vierge, si on ne la voit pas de temps en temps, le doute s'installe.

Michel Audiard

Version imprimable Version imprimable | Plan du site Recommander ce site Recommander ce site
© Corinne Morel / Tous droits réservés