En quête de justice
En quête de justice

Tribune Citoyenne d'En quête de justice... mais pas que

 

Le peuple ne se réduit pas à une main qui met son vote dans l’urne               

Par Corinne Morel

 

 

         Je ne sais pas sur quelle planète vivent nos responsables politiques mais ceux qui vivent sur la même planète que nous ne peuvent ignorer que l’exaspération est à son comble et que la colère gronde.

La défiance pour nos institutions et nos élus est aujourd’hui, plus encore qu’hier, bien ancrée. Stigmates des mauvaises habitudes prises par ces derniers, la désertion des urnes et la montée des extrémismes suffisent à le prouver.

Pourtant, si la crise démocratique que traverse la France est reconnue – il faudrait être d’une mauvaise foi absolue pour la nier –, les discours et les méthodes demeurent invariables. Nos politiques, qui savent que leur médecine est inopérante, continuent de nous proposer les mêmes remèdes. Que le remède soit inopérant leur indiffère, leur préoccupation semble être d’être élus ou réélus, beaucoup plus que l’intérêt général, bien qu’ils s’efforcent de nous convaincre du contraire.

Pour ce faire, ils tentent de nous séduire, par profusion de promesses, ou de nous culpabiliser, en évoquant notre devoir de citoyen ou en brandissant le spectre du totalitarisme, tout en nous reprochant d’oublier les valeurs républicaines.

Ceux qui ignorent les valeurs républicaines, ce sont ceux qui en parlent le plus et qui les respectent le moins.

On pourrait nous dire d’être optimistes, parce que nous avons la chance d’être en démocratie et que le pouvoir est entre nos mains. Il l’est… jusqu’à ce qu’on ait mis notre vote dans l’urne. Ensuite, nos élus ne nous entendent plus et ne nous consultent plus. Ils disposent, imposent, prennent des poses devant l’objectif ou la caméra pour mieux disposer et imposer. Ils ne prêchent plus que pouvoir, autorité, séparation des pouvoirs. Ils prennent leur décision, en force ou en douce, et sacrifient leurs folles promesses sur l’autel de la dure réalité. Enfermés dans leur monde, ils oublient leur mission. Ils oublient qu’ils sont le peuple. Ils oublient qu’ils sont nos représentants.

Est-ce là la démocratie ? Le droit de voter ? Et après ?

La même chose !

Cette rengaine horripilante alimente notre fatalisme : nous sommes convaincus que rien ne va plus, tout autant que les jeux sont faits. Les plus fatalistes cessent de voter, tandis que les autres mettent leur bulletin dans l’urne, sans y croire et en râlant.

Quand on additionne des élus autistes à un peuple fataliste, on comprend pourquoi l’histoire, la petite comme la grande, se répète. C’est le cycle immuable des élections pleines de promesses et des lendemains désenchantés, suivies de nouvelles élections pleines de promesses… et de lendemains désenchantés.

Face à la vox populi, à ses attentes et à ses revendications, certains parlent de « populisme » et considèrent la chose d’un œil critique et d’une moue moralisatrice, tel le parent confronté au caprice de son enfant. Ceux-là séparent l’élite, dans laquelle ils se placent d’autorité, du peuple, qui ne les intéresse qu’en période électorale et qui les ennuie le reste du temps.

Pour eux, le peuple se réduit à une main qui met son vote dans l’urne, et la seule chose qui leur importe, en définitive, c’est que ce vote leur soit acquis.

A nous de leur montrer que le peuple n’est pas qu’une main qui met son vote dans l’urne. 

Alors prenons nos responsabilités pour que nos responsables prennent - enfin ! - les leurs. Faisons-nous entendre, exprimons-nous, proposons, agissons. Ne soyons plus des spectateurs passifs, devenons les acteurs de la démocratie.

Chiche ?

 

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